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Tendances

Novembre 2013, coup de froid sur l'activité hôtelière

A l’image de la météo du mois de novembre, particulièrement fraiche et pluvieuse, l’activité de l’hôtellerie française a été en retrait par rapport à l’an passé dans toutes les catégories.

Le recul du RevPAR est marginal (-0,9%) sur un mois de faible activité relative, mais il est significatif d’une ambiance toujours morose sur fond de crise économique persistante, de chômage et de contestations en tout genre. Les pas de côté réguliers du Gouvernement et les mesures fiscales annoncées n’incitent pas à la confiance des entreprises qui limitent leurs dépenses et les déplacements professionnels. Le moteur de l’hôtellerie haut de gamme est en panne en fin d’année et accentue la pression à la baisse. Les taux d’occupation sont stagnants, voire en baisse, et la gestion des prix de revient est prudente. Si Paris et sa grande banlieue affichent encore une évolution positive du RevPAR (+1,5% à Paris et 3,4% pour la périphérie), il n’en va pas de même pour le reste du pays dont le RevPAR plonge de 2%, sous la pression de la baisse des prix moyens, dans toutes les catégories. La pénurie persistante de capacité hôtelière parisienne permet de maintenir de très hauts niveaux de taux d’occupation (au-dessus de 81%), mais la limite de progression des prix moyens est atteinte. D’autant que se développe le phénomène des hébergements marchands alternatifs (locations meublées, résidences) dont l’effet se fait désormais sentir, notamment en période de plus forte activité. "Les perspectives de croissance de l’économie nationale ne sont pas assez fortes pour encourager les entreprises, et les particuliers, à se déplacer. L’heure est toujours aux économies", constate Georges Panayotis, président de MKG Group. "Le danger existe véritablement de voir capter de façon permanente la clientèle hôtelière par d’autres formules d’hébergement plus économiques, comme les séjours en appartements qui échappent à tout contrôle. Il y a urgence à stimuler la création d’une nouvelle offre hôtelière".Sur une période de 11 mois cumulés, à fin novembre, le bilan est très mitigé avec retrait de -0,8% du RevPAR de l’hôtellerie française, résultat d’un effritement des deux indicateurs majeurs : -0,3 point du taux d’occupation et -0,3% de prix moyens. L’année se terminera dans le bas de la fourchette des prévisions MKG Hospitality en l’absence de reprise économique au second semestre.

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