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Mars 2013, sérieux coup de froid sur l'activité hôtelière française

L’embellie du mois de février, due à des évènements ponctuels, a été de courte durée et l’évolution des performances de l’hôtellerie française a viré au rouge sur le mois de mars. Le décalage des congès scolaires et la météo hivernale n'expliquent pas tout.

Après avoir résisté pendant plusieurs mois à la baisse du pouvoir d’achat des ménages et aux restrictions budgétaires des entreprises, ainsi qu'à la pression des circuits de distribution, les prix moyens finissent par lacher prise. Accusant une chute de près de 3% sur l’ensemble de la période, ils ne font que traduire une sensible baisse d'activité que l'on retrouve dans le recul de 2,2 points des taux d’occupation. L'effet multiplicateur engendre une baisse assez spectaculaire du Revenu par chambre disponible des hôteliers français en mars dernier, de plus de 6%, un chiffre qui rappelle les noirs moments de la crise de 2009.Ce coup de froid atteint toutes les catégories sans exception, les variations de l’activité de l’hôtellerie de chaîne étant négatives du Budget au Luxe. Seule l'intensité des variations diffère. La catégorie Economique arrive tout juste à maintenir son niveau de prix moyen d'une année sur l'autre, quand tous les autres indicateurs dans tous les autres segments sont globalement dans le rouge.La baisse de fréquentation concerne l’ensemble des régions françaises. Même Paris déprime malgré un calendrier de salons et d’expositions bien rempli, mais qui ne touchaient qu'une clientèle locale pour l'essentiel. La capitale accuse une baisse de 2,8% de RevPAR, principalement due à la faiblesse de ses taux d’occupation. Grâce à la résistance du marché international, seul le haut de gamme tire son épingle du jeu avec une progression de 0,8% de son Revenu par chambre disponible.Dans le reste de la France, la baisse d’activité s’accélère avec une chute de 5,3% du RevPAR en Province, due à une évolution négative conjointe des taux d’occupation et des prix moyens. Une partie de la baisse nationale s'explique par le décalage des congés scolaires, les "vacances de février" s'étant assez largement étalés sur les premières semaines de mars, réduisant l'activité dans les grandes métropoles. La météo hivernale qui a sévit sur le pays a également causé des annulations de réunions et une baisse des voyages d'affaires. Pour autant, il faut bien constater que la crise touche le niveau de vie de la clientèle domestique et les entreprises prennent des mesures d'économie dans un contexte difficile et avec des perspectives de croissance quasi nulles.Cette baisse dépasse même les 22% de RevPAR dans certaines régions, comme à Marseille, pourtant Capitale européenne de la culture depuis le début de l’année. Les hôteliers de la citée phocéenne peinent à capitaliser sur ce titre, et la programmation culturelle, de qualité, n'attire quasiment aucun client en dehors de la sphère locale, par manque de promotion et la persistance d'une image ternie. La comparaison avec Lille 2004 sera cruelle pour Marseille, qui doit constater une baisse de 17% du prix moyen. Le 1er trimestre 2013 s'achève sur une relative stabilité, grâce aux bonnes performances des premiers mois. Ce sont heureusement des volumes assez faibles qui ne préjugent pas totalement de l'avenir. L'espoir demeure d'une reprise au second trimestre, marqué par de grands événements récurrents comme l'Airshow du Budget.

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