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Tendances

Le mois de juillet 2013 impacté par l’effet «Ramadan»

Les performances hôtelières françaises du mois de juillet dernier peuvent sembler décevantes, se traduisant par une baisse de l’indicateur RevPAR de 3%, résultat d’une baisse modérée du taux d’occupation (-0,3 point) et d’un recul plus prononcé des prix moyens (-2,6%).

Mais il faut tout de suite relativiser la situation, qui est fortement impacté par la forte baisse des performances de l'hôtellerie haut de gamme, en raison du décalage de la période du Ramadan sur la presque totalité du mois. L'hôtellerie haut de gamme recule fortement, principalement en prix moyens, car si elle a anticipé la non-venue de la clientèle du Moyen-Orient sur le mois de juillet, elle n'a pas pu compenser totalement la forte consommation de suites de cette catégorie de clientèle qui fait les beaux jours de la capitale et de la côte d'Azur en période estivale. Les autres catégories hôtelières connaissent plutôt une stabilisation de leur activité, signe que même en période de difficulté économique le secteur reste bien orienté. La catégorie Budget ressent plus fortement le poids de la baisse de pouvoir de la clientèle domestique, qui trouve des formules d'hébergement alternatives. Les autres catégories Economique et Milieu de gamme résistent bien. Les taux d'occupation restent élevés, au-delà de 70% et les prix moyens sont stables. Habituellement moteur de l'activité hôtelière française, Paris pèse de tout son poids à la baisse en raison du décalage de la période du Ramadan. Quand la clientèle moyen-orientale avait anticipé ses séjours l'an passé, elle les a repoussés au mois d'août cette année. La conséquence est pénalisante pour le haut de gamme qui perd plus de 7% de RevPAR, un effet qui se ressent aussi sur le milieu de gamme, de manière moins prononcée. Pour autant, la "défaillance" parisienne ne sera que de courte durée et le niveau des taux d'occupation, largement supérieur à 80% sur toutes les catégories, est révélateur d'une fréquentation qui ne faiblit pas et d'une pénurie d'offre qui s'aggrave. Les résultats dans le reste du pays seraient pratiquement stables par rapport à 2012, si le même phénomène de décalage des séjours moyen-orientaux n'avait pas pesé sur l'hôtellerie azuréenne. La fréquentation moyenne des établissements est 10 points inférieure à celle de la capitale, mais le mois de juillet reste particulièrement actif dans le contexte actuel. Le littoral français a particulièrement souffert de la mauvaise météo du mois de juillet, privilégiant les séjours urbains et l'hôtellerie d'affaires.

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