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Analyses

La vie de palace n’est pas si facile depuis le début de l'année

Depuis le début de l’année 2015, l’opulence n’est pas au rendez-vous pour les palaces français dont l’activité tourne au ralenti. Ces derniers ont eu du mal à se relever au lendemain des évènements tragiques qui ont touché la capitale en janvier, effrayant les touristes étrangers. Le premier trimestre aura été difficile, même si les perspectives s'améliorent.

Les palaces français vivent un début de saison difficile. Les attentats dramatiques survenus en janvier à Paris, ainsi que les mesures de sécurités prises par la suite, ont fait fuir de nombreux touristes étrangers, dont dépend la majeure partie de l'activité des palaces du pays. Ainsi sur les quatre premiers mois de 2015, leur fréquentation a chuté de 3 points avec un taux d'occupation de 61,5%, contre 64,5% sur la même période l'an dernier. Le maintien du prix moyen n'aura permis que de ralentir le recul du Revenu par chambre disponible (RevPAR), qui atteint les 4,4% de baisse. Janvier, février et mars ont été les mois les plus impactés par la fuite des clients étrangers. La plus forte baisse de taux d'occupation a été enregistrée dès le mois de janvier (-5,2 points) traduisant l'annulation ou le report de séjours. Cumulée à une chute de 2,6% du prix moyen, elle a engendré un recul de 11,1% du Revenu par chambre disponible des palaces. La chute des performances s'est ensuite ralentie au cours des mois de février et mars, le RevPAR ayant chuté de respectivement 4,5% et 3,5%, en raison d'une baisse du taux d'occupation (de 2,4 points en février et de 1,1 point en mars) qui s'est peu à peu atténuée. Taux d'occupation des Palaces Français de janvier à avril 2015

Si le taux d'occupation est resté sur une courbe négative, en baisse de 3,1 points, le mois d'avril marque néanmoins la reprise du prix moyen, en hausse de 5,4% par rapport à la même période l'an dernier. Cela a ainsi permis un retour à la croissance du RevPAR, qui a progressé de 0,9% sur le mois d'avril, et de ralentir la baisse observée sur les trois premiers mois de l'année. Cinq mois après les évènements tragiques de janvier, les palaces se remettent peu à peu de leur impact sur leur fréquentation étrangère, clairement majoritaire dans leur mix-clientèle. De plus, ce coup dur intervient alors que l'industrie parisienne des palaces faisait déjà face depuis la fin de l'année 2014 à un ralentissement de son taux d'occupation en raison d'un effet d'offre après la réouverture du Plaza Athénée et du Peninsula Paris. Les deux établissements de prestige affichant encore portes closes lors de la fermeture du Ritz et du Crillon, les performances des palaces avaient début 2014 bénéficié du volume restreint de chambres disponibles sur le marché. L'amorce d'amélioration enregistrée en avril est néanmoins de bon augure pour les prochains mois. Tandis que l'effet des attentats s'estompe peu à peu, celui d'une parité euro/dollar favorable à l'industrie devrait en effet se renforcer au cours de l'année. 

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