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Analyses

La bonne résistance affichée des hôtels nouvellement classés

Les données récoltées par MKG Hospitality font ressortir clairement le bénéfice retiré par les hôtels qui ont adopté le nouveau classement en matière de progression des prix moyens et de résistance aux baisses de taux d'occupation.

Selon le pointage de l’agence Atout France, au 1er janvier 2013, sur les 619 300 chambres concernées par le classement, 481 300 chambres sont classées de 1 à 5 étoiles, soit près de 80% de la capacité hôtelière concernée qui a adopté le nouveau dispositif.Grâce à sa base de données collectées mensuellement et quotidiennement auprès des chaînes et des établissements hôteliers sans enseigne à travers la France, MKG Hospitality peut donner un état précis des performances comparatives entre les hôtels nouvellement classés et ceux qui ont préféré retirer leur panonceau. Sur la base d’un échantillon représentatif de toutes les catégories (222 357 chambres analysées, classées de 1* à 5* - et 34 808 chambres non classées), il ressort clairement tout le bénéfice des établissements qui ont opté pour la nouvelle classification. Pour l’ensemble de l’année 2012, l’amélioration du Revenu par chambre disponible (RevPAR), est supérieure à 2,1% pour les hôtels classés de 1* à 5*, quand elle n’est que de 0,3% pour les hôtels non classés. L’amélioration est encore largement supérieure pour les hôtels haut de gamme qui ont pu justifier un meilleur prix moyen et un meilleur mix-clientèle grâce aux travaux réalisés à l’occasion de la présentation du dossier de classement. Le taux d’occupation est relativement comparable dans les deux situations, mais l’évolution du prix moyen est très largement profitable aux hôtels nouvellement classés : 4,1% contre 2,5% pour les hôtels sans panonceau. Dans une situation de marché plus tendue, comme l’est celle du 1er trimestre 2013, les hôtels classés font preuve d’une meilleure résistance en limitant la baisse du taux d’occupation à moins d’un point, quand elle atteint près de 3 points pour les hôtels non classés. Le niveau des prix moyens reste constant, supérieur à 93 euros, pour les établissements classés, et la baisse de l’indicateur RevPAR n’est que de 1,5% pour l’ensemble du 1er trimestre. Avec un prix moyen à peine supérieur à 51 euros, et malgré une amélioration marginale sur une faible base, les hôtels non classés doivent faire face à une baisse de 2,4% de l’indicateur RevPAR.«La faiblesse du prix moyen affiché par les hôtels non classés montre que la grande majorité des établissements qui n’ont pas voulu adopter le nouveau dispositif se trouve en catégorie 2*», explique Georges Panayotis, président de MKG. «Ce sont pour la plupart des hôtels qui n’ont pas ou plus la capacité d’investir dans une mise à niveau de leur produit et qui se trouvent dans une situation difficile compte tenu de l’exigence du marché. Il faut sans doute en passer par cette phase douloureuse de restructuration qui va apporter davantage de cohérence et de qualité à l’offre hôtelière française. Mais parallèlement, il est nécessaire de relancer une nouvelle vague de constructions neuves pour faire naître de nouveaux concepts et pour élargir le panel des hébergements français. Les chiffres montrent que le marché salue les efforts d’amélioration», poursuit Georges Panayotis. La comparaison est encore plus évidente pour les hôtels de centre ville, dont la clientèle est majoritairement constituée de voyageurs d’affaires, avec un pouvoir d’achat supérieur et des exigences également supérieures en matière de service et de qualité de l’offre. Sur l’ensemble de l’année 2012, les hôtels classés de centre ville ont réussi une amélioration de 3,5% du Revenu par chambre disponible (RevPAR), portée très largement par une amélioration substantielle du prix moyen, au-delà de 5%. Les hôtels non classés, avec un Prix Moyen, autour de 53 euros, également révélateur d’une offre majoritairement économique, ont perdu davantage de nuitées avec un transfert de clientèle au profit des hôtels classés. Pour le 1er trimestre 2013, les difficultés de la conjoncture économique se font également ressentir pour les hôtels de centre ville, mais le comportement des hôtels classés est nettement plus résistant que celui des hôtels non classés. La différence d’évolution du RevPAR est presque du simple au quadruple, avec un très fort recul du taux d’occupation pour les établissements sans panonceau.

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