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Analyses

Brest, l'irréductible qui résiste au Covid

Alors que la deuxième vague de la tempête Covid-19 plonge de nouveau l'hôtellerie française dans la tempête, une ville seule semble encore résister à l'envahisseur : Brest. En septembre, la ville a su tirer profit de son activité portuaire pour permettre à son hôtellerie de surnager et de signer la seule et unique progression d'activité enregistrée sur tout le territoire français.

En septembre 2020, les brestois ont pu admirer le bal des paquebots qui venaient amarrer au port pour réaliser des révisions. Si les passants se sont réjouis de pouvoir apercevoir ces géants des mers, les hôtels, eux, ont su capter la demande qu'ils génèrent. En effet, en raison de l'arrêt du marché des croisières, les opérateurs ont profité de cette pause forcée pour effectuer des réparations sur une grande partie leurs bateaux dans les chantiers navals. De ce fait, les équipages ont retrouvé la terre ferme pour une durée indéterminée, un remède insolite pour les hôtels alentours : grâce à cette clientèle captive et à la reprise des chantiers navals, ainsi qu'aux quatorzaines de marins, l'hôtellerie locale a remarquablement tenu la barre en pleine seconde vague d'épidémie de Covid-19.

 

Le taux d'occupation de la ville bretonne est en hausse de 2,3 points et culmine à 74,9% en septembre, plus de 30 points au dessus du niveau national (44,4%) et plus de 24 points au dessus du niveau de province (50,8%). Le prix moyen n'est pas en reste, car il progresse également de 6,9%, loin de la chute libre nationale de 27,7% et provinciale de 16,6%. Cette dynamique brestoise se concrétise donc par une augmentation de 10,3% du RevPAR, phénomène unique sur le territoire, alors qu'il qui recule de 58,5% à l'échelle de la France et de 43% en province. Brest apparait donc comme l'exception nationale, forte de son hôtellerie servie par l'activité portuaire locale. Tout n'est pas au vert pour autant : il faut rappeler que sur les 8 premiers mois de l'année, le RevPAR de la ville a reculé de 35,3%.

Cette progression ravive tout de même localement une lueur d'espoir pour le secteur, affecté par l'impact de la crise sanitaire. De la même manière, d'autres villes comme Saint Nazaire ou La Rochelle profitent de l'activité des chantiers navals pour limiter les dégâts subis par les hôtels. Ces deux villes ont vu leur RevPAR sur le mois diminuer respectivement de 11,3% et 15,7%, soit 3 fois moins que la moyenne nationale. Avec Brest, elles apparaissent ainsi comme les moins impactées par le virus au mois de Septembre. Plus généralement, il semble donc que l'hôtellerie des villes portuaires puisse s'appuyer sur des défenses immunitaires plus solides.

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