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Analyses

Bilan 2016 pour l'hôtellerie française : €900 millions de manque à gagner, Paris et Nice durement touchées

Analyse des évolutions mensuelles, chiffres-clés : découvrez le premier bilan de l'exercice 2016 pour l'hôtellerie française. Sans surprise, l'Hexagone aura vécu une année bien terne ; les résultats d'activité sont tirés à la baisse par les performances de la Région PACA et plus encore de l'Île-de-France, où le RevPAR recule fortement. Au global, le manque à gagner de chiffre d'affaires pour l'industrie hôtelière s'élève à pas moins de 900 millions d'euros à l'échelle nationale (CA restauration & divers inclus), malgré la bonne tenue d'autres marchés de Province.

Pour les hôteliers français, l'heure est au bilan de l'exercice 2016, et sans surprise les professionnels ont vécu une année bien sombre. A l'échelle nationale, le RevPAR (Revenu par Chambre Disponible) a reculé de plus de 5%, sous l'effet d'un repli conjoint du taux d'occupation (-1,2 point) et du prix moyen (-3,3%). Il s'agit de la plus forte baisse depuis 2009 (recul de 4,6 points du TO et de 1,8% du prix). Surtout, elle survient alors que les années 2015 (+0,1%) et 2014 (-0,2%) avaient déjà marqué une stagnation des performances hôtelières en France, tandis que des croissances solides étaient enregistrées ailleurs en Europe.La nature de ce repli de 5% aura varié au cours de l'année : en janvier et février ce sont les taux d'occupation qui ont tiré à la baisse l'activité, dans un contexte de résistance des hôteliers à baisser leurs prix. Alors que la situation semblait en voie d'amélioration début mars, mois qui a bénéficié d'effets calendaires favorables (décalage des vacances scolaires), les attentats de Bruxelles le 22 mars et leur impact psychologique indirect sur la perception de la sécurité de la capitale française ont de nouveau fait plonger les indicateurs en avril. Mai et début juin ont été marquées par les effets des grèves ou encore de la crue de la Seine, même si l'Euro 2016 a apporté une vraie bouffée d'oxygène, qui n'a toutefois bénéficié qu'aux villes-hôtes de Province. Les attentats du 14 juillet à Nice ont ensuite jeté un voile de deuil sur la saison estivale en Provence-Alpes-Côte d'Azur et par ricochet en Ile-de-France, même si les autres secteurs littoraux ont plutôt bien tiré leur épingle du jeu. Face à la persistance d'une demande sinistrée (en parallèle d'une offre alternative, type AirBnB, en pleine expansion), les hôteliers ont ensuite enclenché un cycle de fort recul des prix, d'environ 5% sur les derniers mois de l'année. Ainsi, après un premier semestre marqué par le recul de la fréquentation, le second a été marqué par le recul du prix moyen. A partir de novembre, un effet de comparaison avec une base sinistrée en 2015, et les premiers effets de la baisse des prix, ont permis à la fréquentation de rebondir sur les deux derniers mois.Au global, en tenant compte du fait que l'activité restauration & divers a également enregistré un recul dans les destinations ciblées, le manque à gagner pour le secteur hôtelier français se chiffre à pas moins de 890 millions d'euros sur l'exercice 2016, dont -650 millions de CA hébergement. Et cela sans compter les effets indirects : sachant qu'en règle générale à chaque euro directement dépensé dans l'hôtellerie correspond en moyenne plus de 3€ de dépenses indirectes dans différents autres secteurs d'activité (commerce, restauration, transport, sites de visites, fournisseurs & prestataires de services des hôtels...), l'impact de ce recul sur l'économie française a été de sans doute plus de 3 milliards d'€ sur l'année 2016.Mais ces données nationales, négatives pour l'hôtellerie française dans son ensemble, masquent de fortes disparités selon les destinations. Ainsi, les hôtels de Paris intra-muros ont vu leur RevPAR reculer de pas moins de 14,6%, entraînant avec eux les hôtels franciliens hors Paris (-9%). PACA a enregistré un repli de -2,8%, une perte contenue qui témoigne finalement d'une certaine résilience eu égard du contexte tragique de l'année. Mais l'activité s'est donc contractée en régions Ile-de-France et PACA, or celles-ci génèrent plus de la moitié du chiffre d'affaires de l'hôtellerie française :Ainsi, les deux habituels destinations "fortes" du marché français ont tiré les résultats de 2016 vers le bas, alors que dans le même temps la Province voyait son RevPAR (Revenu par Chambre) progresser de 2,7%, et même +4,4% hors PACA. En effet, la plupart des régions françaises de Province hors PACA et Bourgogne-Franche Comté ont enregistré des hausses de leurs taux d'occupation :L'analyse détaillée (performances par gamme et par territoire, par région, département, agglomération majeure, secteurs spécifiques d'Ile-de-France, couplée à l'analyse de l'évolution de l'offre hôtelière, du classement des différentes chaînes...) sera publiée dans la section France de l'European Hospitality Report 2017, à paraître fin janvier : découvrir ou précommander (tarif Early Bird valable jusqu'au 31/1/2017).

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