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Analyses

Activité hôtelière mondiale: les Amériques en tête de ligne en 2014

L’industrie hôtelière mondiale a clôturé sa cinquième année consécutive de croissance, enregistrant une nouvelle progression de son Revenu par chambre disponible. Elle confirme alors sa résistance dans un contexte économique pas tout à fait remis des conséquences de la crise économique. Alors que l’hôtellerie dans les Amériques semble avoir été le moteur de cette croissance, les hôteliers européens ont tiré leur épingle du jeu quand les performances de l’industrie chinoise se sont essoufflées.

En 2014, l’industrie hôtelière mondiale a une nouvelle fois confirmé sa résistance et son dynamisme. Elle a en effet bouclé sa cinquième année consécutive de croissance depuis la crise économique et financière et son impact néfaste sur l’activité du secteur en 2008 et 2009. Les tensions et instabilités politiques à travers le monde, nouvelles comme persistantes, n’ont pas eu raison de la progression du chiffre d’affaires du secteur à l’international. Ni la crise ukrainienne, ni la montée en puissance du terrorisme au Moyen-Orient, ni même l’épidémie Ebola en Afrique n’ont ébranlé la progression mondiale, alors que leur impact local et limité a été absorbé et compensé par le dynamisme de l’activité dans d’autres régions du globe. A l’inverse, l’hôtellerie s’est avérée être un relais de croissance économique dans certains marchés en difficulté, qui peinent encore à se remettre des politiques de rigueur mises en place en réponse à la crise financière européenne ou des tensions intervenues au lendemain des révolutions du Printemps Arabe au Proche et au Moyen-Orient. La croissance globale s’accélèreLa poursuite du développement hôtelier international n’a pas affecté non plus la progression du chiffre d’affaires de l’hôtellerie au niveau mondial. Alors que l’offre des chaînes intégrées dans le monde a une nouvelle fois progressé de  4,1% en 2014, avec 360 230 chambres supplémentaires sur le marché, le Revenu par chambre disponible (RevPAR) des hôteliers a augmenté de 5% par rapport à l’année précédente, pour atteindre 80 dollars américains. Le rythme de croissance des groupes hôteliers internationaux s’est ainsi accéléré en comparaison avec 2013, alors que le RevPAR ne s’était amélioré que de 3,7%. Ces données sont la preuve que la progression des performances des chaînes répond à un besoins grandissant de chambres à travers le monde, dû à la densification des flux de touristes internationaux, comme le constate l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT). Les voyageurs en provenance des pays émergents et des économies asiatiques, où le pouvoir d’achat des ménages progresse, font notamment partie des principaux acteurs de cette croissance. La progression annuelle du RevPAR de l’hôtellerie mondiale a ainsi été soutenue par l’amélioration de 1,9 point du taux d’occupation, qui est passé de 66,6% à 68,5%. Le prix moyen a suivi la même tendance positive et est estimé à 116,8 dollars américains, soit de 2,1% de plus qu’en 2013. Le bilan de l’activité 2014 s’est donc traduit par un développement du chiffre d’affaires hébergement des chaînes hôtelières de plus de 9,3% par rapport à l’année précédente. Il est estimé à 408,8 milliards de dollars américains, contre 374,2 milliards en 2013. Cette année encore, la hausse des performances a été plus marquée dans la catégorie milieu de gamme (qui représente 32,6% de l’offre totale des chaînes hôtelières) et haut de gamme (38,1% de l’offre totale), que dans l’économique (24,9% de l’offre mondiale) et le super-économique (4,4% de l’offre), où la croissance passe plus par le développement de l’offre. Soutenues par les flux de visiteurs internationaux, qui ne cessent d’augmenter au fil des ans, les catégories haut de gamme et luxe affichent une croissance de leur RevPAR de respectivement 5,9% et 5,3% en comparaison avec l’année précédente. Elle a été soutenue par une nouvelle amélioration du prix moyen, quoique moins marquée que celle enregistrée l’an dernier. Une mention honorable revient également au segment milieu de gamme, dont la progression de RevPAR a atteint les 6,4% cette année. Ce résultat est à mettre aussi bien sur le compte du rebond du taux d’occupation (+2,1 points) que du prix moyen (+3,1%). Enfin, après avoir accusé un retrait de leurs performances l’an dernier, les catégories super-économique et économique sont reparties sur un cycle de hausse en 2014. Alors que le prix moyen peine encore à inverser la tendance (+1,2% pour le super-économique, mais 1% dans l’économique), c’est le taux d’occupation (+1,1 point dans le super-économique et +1,9 point dans l’économique) qui a tiré la croissance des indicateurs sur les deux segments. Les Amériques, moteur de la croissance internationaleSi la croissance de l’activité des chaînes hôtelières dans le monde s’est accélérée en 2014, de fortes disparités ont persisté selon les différents marchés du globe. Alors que l’industrie en Amérique du Nord (notamment aux Etats Unis) a confirmé la reprise de son activité, en accélérant sa croissance de manière significative, l’Amérique Latine a bénéficié de l’émergence de ses marchés ainsi que des bienfaits de l’organisation de la Coupe du Monde de Football au Brésil sur la fréquentation de ses hôtels. Au nord comme au sud du continent, l’activité des groupes internationaux dans les Amériques a ainsi été particulièrement dynamique, faisant des envieux sur l’autre rive de l’Atlantique. Les hôteliers européens ont néanmoins tiré leur épingle du jeu sur la période, profitant de l’amélioration du climat économique. Ils ont été en mesure d’accélérer la progression de leurs performances, grâce au rebond du prix moyen de 1,4% sur l’année. Poussée par la reprise économique qui s’est installée dans la plupart des marchés et l’attractivité-prix de certaines destinations, notamment au sud du continent, la hausse de RevPAR de l’hôtellerie européenne est passée de 2,1% en 2013 à 3,8% en 2014. Elle reste cependant inférieure aux taux de croissance de l’hôtellerie mondiale et à la traîne dans la course internationale. Enfin, une fois n’est pas coutume, c’est en Chine que les performances hôtelières semblent avoir commencé à s’essouffler, alors que l’industrie est tiraillée entre le ralentissement de la croissance économique du pays (qui se maintient néanmoins à un niveau honorable, proche des 7%) et le développement rapide de l’offre de chambres sous enseignes sur le marché ces dernières années. Pour plus d'informations consultez notre Bilan Hôtelier Mondial

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