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Investissements hôteliers : le goulot d'étranglement du financement

Dans un contexte où l’investissement est au cœur des débats, notamment dans l’industrie hôtelière, Hospitality ON, via un sondage Olakala, s’est tourné vers les hôteliers français pour faire le point sur les moyens de financement mis à leur disposition et sur la manière dont ils investissent aujourd’hui.

La conjoncture parait morose pour les investissements hôteliers. Les résultats d'un sondage réalisé par Hospitality ON, avec Olakala, révèlent sans grande surprise les difficultés des professionnels français du secteur pour investir : 92% des hôteliers interrogés jugent le contexte actuel défavorable aux investissements. Ceux qui sont en mesure de poursuivre leurs investissements malgré le climat économique actuel se retrouvent confrontés à la problématique du financement. Les résultats du sondage révèlent que les hôteliers sont peu nombreux à trouver des financements externes et qu'ils n'ont pas forcement le réflexe de travailler avec des acteurs du marché des capitaux (fonds de pensions, de private equity, fonds dédiés à l'hôtellerie...), notamment les indépendants. En effet, seul 2% des professionnels interrogés qui investissent sont passés par cette option pour financer leurs projets. Conséquence : pour investir, les hôteliers indépendants français sont obligés de recourir à leurs fonds propres, ou de se tourner vers les banques.Or, les emprunts ne sont pas une solution à la portée de tous actuellement au vu de la frilosité des établissements bancaires, qui acceptent rarement de prêter au-delà de 30% à 35% des montants à engager, selon les résultats du sondage. En ce qui concerne le remboursement des emprunts bancaires, une large majorité des hôteliers (plus de 70% des personnes interrogées) affirment payer des taux d'intérêts allant de 3% à 5%, soit des taux raisonnables mais qui portent sur des montants limités, ne permettant pas toujours de mener à bien les importants travaux d'investissement nécessaires, par exemple, à la mise en conformité avec les lourdes exigences réglementaires entrant en vigueur à l'horizon 2015. Si l'endettement est donc largement pratiqué (par 46% des sondés), il est souvent insuffisant lorsque les investissements portent sur de larges montants.Pour mener à bien leurs projets, les hôteliers sont donc fréquemment obligés de puiser dans leurs propres réserves et d'autofinancer leurs investissements à 100% (pour 38% des personnes sondées qui investissent). Cela est compliqué, après plusieurs années de contexte de marché déprimé qui ont eu un impact sur la capacité d'autofinancement de certains établissements, qui se retrouvent ainsi dans l'incapacité d'investir suffisamment pour préparer l'avenir. La frilosité des banques et l'absence de financements externes contribuent ainsi à créer un contexte défavorable aux investissements hôteliers et à obstruer le marché actuel.

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