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Analysis

La température hôtelière remonte enfin fin juillet et début août

Après un début d’été difficile, les hôteliers reprennent espoir depuis la dernière semaine de juillet. La remontée des indicateurs leur permet ainsi de stabiliser leurs performances sur l’ensemble du mois de juillet. Ce sont les régions de la façade atlantique, du Nord-Est et l’Ile-de-France qui soutiennent la moyenne nationale, tandis que les performances du quart Sud-Est restent dans le rouge en juillet, pénalisées notamment par une météo qui a battu des records de pluviométrie. Les palaces continuent à enregistrer des performances en hausse, particulièrement à Paris dans un contexte de déficit d’offre. Les résultats de début août annoncent une amélioration de la situation.

Après un démarrage difficile sur la première moitié de juillet, les performances de l'hôtellerie française ont bénéficié d'un coup d'accélérateur en fin de mois. Il aura en effet fallu attendre le 23 juillet pour voir s'inverser la tendance à la baisse observée depuis le début de la saison estivale. Cette amélioration s'est intensifiée au fil de la dernière semaine, pour dépasser les 14% d'augmentation sur les 3 derniers jours du mois. Cette évolution confirme le raccourcissement de la saison estivale observé depuis quelques années, qui se concentre de plus en plus sur la dernière quinzaine de juillet et la première quinzaine d'août. Le rebond d'activité de fin juillet a permis aux hôteliers d'enregistrer des performances qui seront au final quasiment similaires à celles de l'an dernier. Mais l'évolution des performances est très inégale selon les régions. Les performances des destinations habituellement prisées des touristes en quête de soleil, notamment sur la côte méditerranéenne, reculent fortement, alors que la tendance est plutôt à la hausse sur les rives de l'Atlantique et de la Manche, où l'ensoleillement a été conforme voire supérieur à la normale, comme le montrent les cartes publiées par Météo France (cf. diaporama ci-dessous). On observe ainsi des baisses de chiffre d'affaires par chambre disponible dans les régions Languedoc-Roussillon (-6,4%), Provence-Alpes-Côte d'Azur (-5,7%) et Rhône-Alpes (-8,1%), alors que l'Ouest de la France se maintient, à l'image des Pays de la Loire (+1,4%), de la Bretagne (+0,1%) et de la Basse Normandie (+0,4%), voire progresse plus franchement comme c'est le cas en Aquitaine (+3,8%). Ce sont l'Alsace et la Franche-Comté qui enregistrent les plus fortes hausses de performances au cours du mois (respectivement +7,4% et +5,6%), car ces régions ont bénéficié d'un passage prolongé du Tour de France dans les Vosges cette année (cf. diaporama ci-dessous).Les principaux marchés émetteurs de clients hôteliers au mois de juillet sont les pays voisins : Belgique, Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne et Italie. La fréquentation belge fait également partie des meilleures progressions, avec les Américains, les Chinois, les Japonais et les Brésiliens, qui poursuivent leur croissance structurelle. S’ils restent parmi les principaux marchés émetteurs sur la période, l’Italie et les Pays-Bas font néanmoins partie des plus fortes baisses constatées par les professionnels, avec l’Irlande, l’Espagne et Israël. Dans les palaces, l’absence des clientèles moyen-orientales en période de Ramadan  ainsi que la situation géopolitique actuelle qui impacte notamment les clients russes ou israéliens n’ont pas empêché la croissance des performances, portée par un important déficit d’offre. Les palaces ont ainsi enregistré une hausse de chiffre d’affaires HT de 1,3% sur la Côte d’Azur en juillet et de 10,7% à Paris, alors que l’hôtel Peninsula Paris comme l’hôtel Plaza Athénée étaient encore fermés. Au-delà de la crise économique, de la hausse de taxation et de la météo, il n'est pas exclu que la morosité de la saison hôtelière en juillet découle aussi de l'essor actuel des autres formes d'hébergement, notamment l'hôtellerie de plein air (voir notre dossier) dont l'offre s'est modernisée, et les sites tels qu'AirBnB dont la croissance est actuellement exponentielle. Rien qu'à Paris intra-muros, plus de 25 000 logements sont disponibles sur le site, contre 10 626 l'an dernier selon l'étude d'impact publiée par le groupe. Début août, un rattrapage est à l'œuvre : sur les quatre premiers jours du mois, la croissance du chiffre d'affaires est de près de 20% sur la France entière, et les palaces de la Côte d'Azur voient leur chiffre d'affaires pratiquement doubler. Georges Panayotis déclare ainsi : "La météo hôtelière pourrait bien enfin s'améliorer au mois d'août, après un début d'année très morose dans un contexte de pression fiscale et concurrentielle particulièrement forte pour les hôteliers français".

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