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En direct : la nouvelle dynamique du tourisme d'Outre-mer

Ce jeudi 25 septembre se tient le Colloque sur le Tourisme Ultramarin à l'Assemblée Nationale sur le thème de "Tourisme Outre-mer : Osons une nouvelle dynamique". Suivez l'évènement en direct sur Hospitality ON.

13:00 Georges Paul Langevin, ministre de l'Outre mer, clôture le colloque12h45 Lors de la synthèse des débats, Frédéric Pierret, directeur Général d'Alliance 462,

rappelle que "le tourisme mondial contribue pour 6% au PIB mondial, et à hauteur de 31% du commerce international et des services. C'est un secteur en pleine croissance depuis 50 ans, qui bouge vite et fort. Cuba et la République Dominicaine ont enregistré une croissance de plus de 27% au cours de ces dernières années, là où nos territoires progressent péniblement de quelques pourcents"."Outre-Mer, il faut travailler la diversification de l'offre touristique"."La chaîne de valeur ajoutée dans le tourisme est en grande partie délocalisable, seul le point de destination locale ne l'est pas".12:30 Intervention de Michel Monvoisin, PDG Air Tahiti Nui, Président du GIE Tahiti Tourisme."80% des passagers sont des touristes internationaux, dont 40% sont des américains"."Pour ce territoire, le tourisme est la seule et unique option pour sortir la tête de l'eau économiquement"."Sans maîtrise du ciel, pas de développement du tourisme"."En tant que compagnie aérienne, Air Tahiti Nui rencontre un gros problème à cause de l'offre touristique limitée en termes d'hébergement : techniquement, le potentiel de touristes est limité à 220 000 touristes par an. Hawaï, leur premier concurrent à 1h30 de vol de plus des Etats-Unis, accueille 4 millions de touristes américains contre seulement 40 000 à Tahiti. Il serait également important de refaire l'aéroport selon les normes internationales"."Aux demandes d'investissements dans l'offre et les infrastructures, seuls les Chinois répondent présents pour les gros projets, et dans une moindre mesure les Américains, mais jamais les Européens ou les Français"."Il est très difficile de faire accepter un dossier de défiscalisation à Bercy, la réponse est systématiquement non".12:15 Intervention de Philippe Thévenet, Association des Hôteliers de Saint-Martin."77% de la clientèle touristique de Saint-Martin est internationale, à la différence des autres DOM-TOM, ce qui est dû à la fois à la situation géographique de la destination, historiquement tournée vers les marchés nord-américains, ainsi qu'au fait que les institutions locales parlent anglais"."Le principal enjeu, plus que la conquête de nouveaux marchés, est d'abord la pérennisation des marchés actuels. Les parts de marché coûtent cher à prendre et représentent des investissements lourds, elles seront donc logiquement proportionnelles aux sommes investies"."Il faut plus de souplesse administrative, pour être plus compétitif avec nos voisins et concurrents directs".12:00 Intervention de Christian Oberlé, Directeur commercial d'Air France Caraïbes et Océan Indien"L'obligation de service public, en termes de desserte, n'est pas un avantage pour Air France"."Aujourd'hui, les capacités sont suffisantes, en termes de dessertes"."Dans le cas de la Réunion, la croissance à deux chiffres du nombre de voyageurs en provenance d'Allemagne, de Belgique, d'Italie et de Suisse démontre bien le potentiel du marché et le travail effectué en termes de promotion, même si cette croissance ne concerne qu'une proportion de moins de 15% des touristes internationaux".

11h15 : 2ème table ronde : A la conquête de nouvelles stratégies de développement commercial pour une ouverture à de nouveaux marchés.

Intervention de Christian Mantei, directeur général d'Atout France."Dans l'Hérault, la part de touristes étrangers est comparable à celle des DOM-TOM, voire même plus faible (12%), donc le contraste n'est pas tant entre la métropole et les DOM-TOM mais plutôt entre les régions elles-mêmes, qu'elles soient de la France hexagonale ou ultra-marine"."Le marché est aujourd'hui à la fois numérique et digital, mais le détail est dans le local. Le digital est une loupe du local"."C'est le client qui fait l'opinion et non plus le journaliste"."Dans le cadre de sa stratégie de promotion, Atout France a une base de données de plus de 35 000 blogueurs influenceurs, la promotion est donc d'autant plus efficace en termes de coûts et d'impacts"."De nos jours, il est difficile de créer des marques fortes, cela coûte très cher, parfois il s'avère donc plus efficace de se regrouper derrière celles qui sont les plus visibles"."Atout France dispose d'un cluster dédié à la promotion spécifique des territoires d'Outre-Mer".10h30 : Brigitte Girardin, lors de sa synthèse des débats, apelle à "un traitement sur mesure en tenant compte des stratégies de développement de chaque territoire, plutôt qu'une application uniforme. Il faut également mettre en place plus de dispositifs de défiscalisation pour la rénovation hôtelière dans les DOM-TOM. Par contre, il ne faut surtout pas changer les règles car les décideurs économiques ne supportent plus que tout change".10h20 : Patrick Ollier, rapporteur de la commission des finances pour la mission outre-mer : "La République Française a renoncé à l'aménagement du territoire, qui vise à compenser les handicaps pour rétablir les équilibres". Il propose de "faire ce qui a été fait en Corse, à savoir la création de zones franches pour les territoires d'outre-mer".

"Mayotte ne compte que 280 chambres dans 7 hôtels. Cette pénurie de chambres s'explique par les problèmes de financement et de montage de projet. Un hôtel ouvre tous les 27 ans."10h15 : Yan Monplaisir

, président du groupe SEEN et vice-président du Groupement des Investisseurs Hôteliers des DOM souligne l'absence des parlementaires et leur désintérêt pour le sujet. "Le tourisme ultramarin souffre d'un non développement en raison de son manque de compétitivité et de profitabilité""A droite comme à gauche, aucune politique efficace n'a été mise en place""Dans les Caraïbes, les concurrents directs des DOM sont bien plus attractifs, comme à la Barbade où le ministère des Finances a mis en place une exonération de taxes pour les investissements touristiques (y compris pour l'import d'alcool et de nourriture, la TVA...) d'une durée de 40 ans. Nous n'avons aucune chance de concurrencer la destination".

9h30 : Jean-Pierre Philibert ouvre le colloque"Il faut oser, plutôt que déplorer et rappeler les difficultés actuelles (telles que "l'Etat doit investir plus d'argent"). Il faut changer de moteur. Les locaux ne croient pas suffisamment à l'investissement touristique. L'information est donc un des sujets clés". "54 ans est l'âge moyen du personnel touristique en Martinique, ce qui rend difficile la mutation nécessaire du secteur. Il faut recruter des jeunes et accompagner les autres à quitter leurs fonctions dans de bonnes conditions"."Les jeunes les mieux formés n'envisagent pas leur avenir dans les territoires d'outre-mer. Il faut leur donner des perspectives".
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