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Interviews

Nicolas Déchavanne, président du Directoire du Groupe Vacances Bleues

Président du directoire de Vacances Bleues depuis trois ans, Nicolas Déchavanne fait le bilan sur une année 2015 riche en actualités pour le groupe. Nouvelle identité visuelle, récentes acquisitions et développements à venir, activité du groupe et prévisions pour 2016, il aborde l’ensemble de ces thèmes dans un entretien accordé à Hospitality ON.

Quel bilan tirez-vous de l'année 2015 ?

Le Groupe Vacances Bleues a affiché un chiffre d'affaires record de 70 millions d'euros sur son cœur de métier, l'hôtellerie. L'année 2015 a notamment été marquée par une croissance de 5,5% sur la partie exploitation et de 100% sur le chiffre d'affaires effectué à l'international. Les ventes réalisées à travers la commercialisation d'hôtels partenaires et de séjours à l'étranger ont en revanche reculé, permettant toutefois un chiffre d'affaires consolidé de 84,1 millions d'euros, soit 1,2% de plus que l'an dernier. 2015 a donc été une bonne année malgré un contexte difficile, et nous sommes en mesure d'annoncer un résultat d'exploitation de 1,5 million d'euros. Avez-vous ressenti l'impact des attentats sur l'activité de vos établissements, notamment parisiens ? Si nous n'avions pas ressenti de réel impact des attentats du mois de janvier sur notre activité, les conséquences des attaques du 13 novembre sont une vraie préoccupation pour nos deux hôtels parisiens, ayant eu un effet brutal sur les réservations. Aujourd'hui, leur activité est encore en recul de 30% par rapport à l'an dernier et la reprise se fait attendre en ce début d'année 2016 alors que les clientèles internationales ne sont pas encore revenues dans la capitale. Nous gardons néanmoins espoir à l'approche de l'Euro de Football. En dehors du mois de novembre, 2015 avait été une très bonne année pour nos établissements parisiens. Parmi les conséquences des attentats, nous observons notamment un changement du comportement des entreprises. Ces dernières réservent désormais au dernier moment, espérant bénéficier de tarifs attractifs tout en sachant qu'elles ne rencontreront pas de souci de disponibilité, même à une semaine de leur évènement. En termes de développement, vous aviez annoncé votre objectif de dépasser les 30 hôtels dans votre portefeuille d'ici 2017. Est-ce toujours d'actualité ? Notre volonté de croissance forte est toujours d'actualité et nous maintenons notre objectif d'atteindre un réseau de 30 hôtels en 2017, au rythme de deux acquisitions par an en murs et fonds ou en fond de commerce seul. En 2015, nous avons mis la main sur trois nouveaux établissements, la résidence le Château de Camiole dans le Var, le club Les Alpes d'Azur à Serre Chevalier, et Les Jardins de Deauville en Normandie. Par ailleurs, nous avons déjà repris un hôtel en 2016, le Belle Plagne 2100, et nous prévoyons un second ajout d'ici la fin de l'année. Enfin, nous travaillons actuellement sur deux autres acquisitions pour 2017, mais également sur des projets pour les années à venir dont deux hôtels en construction sur la côte méditerranéenne. 2018 verra, quant à elle, la réouverture de l'hôtel Splendide de Dax, pour la rénovation duquel nous avons investi près de 16 millions d'euros. Quels sont vos marchés prioritaires pour étendre votre portefeuille ? Nous privilégions trois zones pour nos développements à venir : le balnéaire, via le renforcement de notre présence sur les côtes méditerranéenne et atlantique ; la montagne, où nous venons d'acquérir deux hôtels ; et les zones urbaines, comme Paris ou les grandes capitales régionales. Au sein de nos hôtels, nous visons un développement mixte entre les clientèles loisirs et business, dans des structures de 100 à 150 chambres. Pour cette raison, nous sommes sur le point de céder deux établissements, l'un d'une capacité trop faible (53 chambres) et l'autre trop axé tourisme d'affaires (le Château de Montvillargenne). Vous avez récemment modernisé l'image de Vacances Bleues, de quelle manière ? Nous avons effectué un travail important sur la marque Vacances Bleues, pour la moderniser et la repositionner. Davantage axée sur la personnalisation, à l'image de nos produits, notre nouvelle identité reflète notre montée en gamme. Le côté rétro du nouveau logo rappelle la Belle Epoque et marque l'histoire forte de nos établissements, révélée notamment par leur architecture. Classe Affaires est ainsi devenu Vacances Business. Quelles sont les raisons de ce choix ? Misant sur la force de la marque Vacances Bleues, nous avons choisi de renommer notre enseigne dédiée au tourisme business, Classe Affaires, en Vacances Bleues Business. Via cette nouvelle image, nous souhaitons avoir un mix-client bien équilibré dans nos hôtels, entre loisirs et affaires. Les clients business nous obligent ainsi à améliorer nos prestations hôtelières, et les voyageurs d'agrément à être imaginatifs et à nourrir notre nouvelle devise : il y a une vie près le travail. Que représentent les clientèles affaires pour votre activité ? En 2015, nous avons réalisé 16 millions d'euros de chiffre d'affaires sur le segment MICE, qui représente alors 20% de nos revenus globaux. Nous avons actuellement huit hôtels Vacances Bleues Business, dont deux sont situés à Paris et trois font partie des quatre établissements dernièrement acquis. Nous n'avons cependant pas vocation à avoir des hôtels dont l'activité repose essentiellement sur le MICE, mais à avoir un mix équilibré comme expliqué précédemment. Et en ce qui concerne votre clientèle internationale ? Nous avons doublé notre chiffre d'affaires réalisé grâce aux clients étrangers, atteignant les 1,5 million d'euros en 2015. Nous souhaitons poursuivre cette croissance au cours des prochaines années, et nous prévoyons une nouvelle hausse de 50% des revenus tirés de cette activité en 2016. A plus long terme, nous nous attendons à ce que le marché international représente 20% de notre chiffre d'affaires global. Pour atteindre cet objectif, nous avons mis en place une structure dédiée avec deux personnes chargées de notre commercialisation à l'étranger, qui était précédemment gérée de manière individuelle par les hôtels, et nous allons ouvrir un site multilingues et multidevises. Ces efforts nous ont notamment permis d'engager 30 partenariats avec des tour-opérateurs étrangers en 2015. L'ouverture d'hôtels en dehors des frontières françaises n'est pas encore d'actualité, cela viendra dans un second temps. Quelle est votre stratégie en termes de distribution ? Nous avons investi 300 000 euros dans la réfection de notre site Internet, dont la version actualisée a été mise en ligne il y a deux semaines. Plus moderne et plus efficace, elle correspond à notre volonté de monter en gamme et de mettre en avant la personnalité de nos produits. Les réservations sur notre plateforme représentent encore moins de 10% de notre chiffre d'affaires, mais notre ambition est de porter ce pourcentage au-delà des 10% en 2016 et de doubler, à terme, le volume d'activité du site comme des interfaces individuelles de nos établissements (12 sur 26 en sont équipés). Depuis la mise en ligne du nouveau site, soit sur une période très courte, nous observons déjà une croissance de l'ordre de 40% du canal de vente. Comment voyez-vous la concurrence des hébergements collaboratifs, type Airbnb ? L'impact de l'économie collaborative sur notre activité est assez difficile à quantifier. Nous n'en ressentons pas encore les effets sur le MICE et la tendance peut, à l'inverse, nous amener un apport de clientèles internationales qui ne se seraient pas forcément rendues dans la destination sans cette offre. Notre produit est différent de celui de l'hébergement collaboratif, puisque nous ne vendons pas simplement une chambre mais une prestation de services, notamment avec une offre de restauration et des espaces dédiés au MICE. Quels sont vos objectifs pour 2016 ?Nous avons réalisé des efforts considérables sur le plan commercial en 2015, notamment via la mise en place de notre structure internationale et le recrutement d'un responsable Groupe BtoB. Ce renforcement de notre force nationale de vente devrait ainsi nous permettre de réaliser une nouvelle progression de 4% de notre chiffre d'affaires en 2016. En ce qui concerne notre division tour-opérateur, l'année 2015 a été mauvaise avec une baisse d'activité de l'ordre de 10%, mais la tendance repart à la hausse en 2016. Nous espérons ainsi que notre chiffre d'affaires repassera au-delà de 10 millions d'euros sur l'année, contre 9 millions en 2015. En 2016, nous proposons 150 destinations dans le monde, dont 10 nouvelles.

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