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Interviews

« Je fais ce métier car je le trouve très agréable »

Entretien avec Jean-Claude Lavorel, fondateur du groupe Lavorel Hotels qui vient de racheter l'Hôtel Jules Verne au bord du Lac Léman.

Pouvez-vous nous raconter l’histoire du groupe ?

Je suis entré dans le secteur fortuitement en achetant un hôtel à Courchevel. J’avais un acheteur qui voulait absolument m’acheter mon chalet. J’avais demandé à l’agence immobilière de me trouver autre chose de bien, et elle m’a trouvé un hôtel, ce que je n’avais pas du tout prévu. Ensuite j’en ai acheté un second à Courchevel. L’histoire a commencé comme cela. J’ai eu l’occasion de racheter le château de Bagnols dans le Beaujolais, qui a été mis en vente aux enchères. Lorsque j’ai vendu mon groupe dans la santé. Peu de temps après, j’ai eu l’opportunité de racheter le Hilton de la Cité Internationale à Lyon (devenu un Marriott en janvier 2015, NDLR). J’ai donc racheté une grosse unité dans laquelle il y avait des structures comptables, RH, commercial, marketing… et cela m’a donné cette envie et cette idée de monter un petit groupe hôtelier. 

Sur quels critères choisissez-vous de développer un projet ?

J’ai deux stratégies. Je choisis des hôtels d’affaires, c’est-à-dire des établissements comme Marriott ou Kopster. Les Kopsters sont des hôtels trendy avec une décoration particulière. L’autre axe ce sont les hôtels de charme, luxe, de 4-5 étoiles, comme le Château de Bagnols, le Chabichou ou encore le Palace de Menthon.

Pour les établissements business, notamment pour les implantations, les critères de choix sont en lien avec l’activité locale. Y a-t-il des entreprises autour ? Y a-t-il du passage ? Y a-t-il des accès autoroutiers ? Les gare(s) et aéroport(s) sont-ils proches ?

Pour les autres établissements, c’est essentiellement le charme, l’histoire d’un lieu, l’emplacement… Notre établissement de Bagnols est au milieu des vignes dans le Beaujolais, on ne peut qu’être fasciné(e) en arrivant; Le Chabichou à Courchevel porte l’histoire des deux personnes qui l’ont créé à l’époque ; Le Palace de Menthon a également sa propre histoire ; tous les établissements que nous avons repris, améliorés, relookés, transformés, ont leurs propres histoires que nous conservons car c’est ce qui fait leur ADN. Je pense que c’est important. Aujourd’hui, un client qui vient dans un hôtel pour un séjour, que ce soit en week-end ou pendant les vacances, il va beaucoup plus s’attacher à l’expérience, il veut qu’on lui raconte l’histoire.

Quelles circonstances et quels objectifs quand vous avez fait l’achat des Bateaux Lyonnais en 2017 ?

Il se trouve qu’avant qu’ils ne soient mis en vente, avec notre établissement Marriott, nous travaillions énormément avec les Bateaux Lyonnais, nous étions un de leurs plus gros clients. Quand on m’a proposé cette compagnie de navigation fluviale (anciennement Lyon City Boat, NDLR), j’en ai parlé à mes équipes qui m’ont répondu positivement. C’est une offre complémentaire ; il y a un autre lien fort, puisque deux des plus gros bateaux sont des bateaux-restaurants, donc on reste dans le milieu de la restauration.
Nous sommes très contents de cette activité et trouvons qu’il faudrait la développer. C’est un moyen de transports et de loisirs écologique nous avons des navires électriques et cela permet également de désengorger le trafic.

Quels sont vos objectifs pour le groupe à moyen et long terme ?

Dans un premier temps c’est de consolider, parce qu’il ne faut pas aller trop vite. Nous avons des projets à finaliser. Des travaux de rénovation, que l’on a commencé et que l’on doit terminer pour le palace de Menthon. Nous avons également entrepris une transformation au Jules Verne. Nous avons aussi le projet de rénovation du Péra à Paris, un très bel emplacement rue Caumartin, un projet assez ambitieux d’un hôtel 4-5 étoiles, que nous agrandirons peut-être. Nous envisageons de mettre une piscine en sous-sol, une salle de sport, une cour intérieure ce sera une très belle rénovation, qui va demander un peu de temps. On a aussi la construction du Kopster à Colombe qui est sorti de terre, c’est donc un chantier qu’il faut suivre. Tout cela représente beaucoup de travail pour les équipes.

Il y aura certainement des acquisitions cette année mais il s’agira plus d’opportunités. Nous avons des projets dans notre pipeline. Nous recevons des propositions de projets presque quotidiennement, la plupart ne correspondent pas à mes attentes mais certaines oui.

Je fais ce métier car je le trouve très agréable. C’est toutefois un peu compliqué par rapport au recrutement, mais je ne suis pas le seul à le dire, loin de là. Ma stratégie c’est de me faire plaisir, de rénover, d’apporter plus de service à la clientèle, d’avoir des clients satisfaits, c’est la première chose.

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