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Les sept chantiers de la Confédération des acteurs du Tourisme

Réunis en séminaire de travail, les représentants des 12 fédérations professionnelles constituant la toute nouvelle Confédération des Acteurs du Tourisme se sont répartis les dossiers à traiter pour pouvoir s'adresser d'une seule voix aux instances gouvernementales et faire des propositions constructives.  

Les représentants des fédérations autour de Roland Héguy Les représentants des fédérations autour de Roland Héguy

A ce jour, la Confédération des acteurs du tourisme comprend 12 organisations professionnelles (1) représentant chacune un secteur d’activité, plus l’Institut Français du Tourisme qui agit comme secrétariat général. Ensemble, elles pèsent des dizaines de milliards d’euros de chiffre d’affaires, plusieurs millions d’emplois directs et indirects, et surtout un fort potentiel de croissance pour peu que les pouvoirs publics fassent sauter quelques verrous, ouvrent quelques vannes, libèrent quelques énergies productives.

C’est en tout cas le message que porte Roland Héguy, président de l’Umih et premier président de la Confédération pour un mandat de trois ans. Il insiste particulièrement sur la volonté manifestée par les fédérations, unions et syndicats professionnels de travailler dans le même sens pour traiter toute la chaîne de valeurs de l’industrie touristique, de la promotion à l’accueil, de la mobilité à l’hébergement, du transport sous toutes ses formes au voyage vers toutes les destinations… « Nous voulons développer une vision et une perception industrielle de toute la chaîne touristique, bénéficier d’un effet de réseau et casser l’isolement préjudiciable à l’écoute nécessaire des professionnels par les autorités ».

Au-delà du principe de représentation collective, qui conduira déjà l’ensemble des filières touristiques à se faire entendre avec plus de poids, la Confédération se veut une force de proposition. « Nous cassons le processus ancien par lequel nous étions convoqué les uns derrière les autres pour nous faire part des décisions du Gouvernement, nous avons lancé 7 chantiers qui nous concernent collectivement et sur lesquels nous allons faire des propositions constructives. Le but est clairement affiché, dégager un point supplémentaire de croissance pour le PIB français et créer au moins 200 000 emplois dans les prochaines années », poursuit le président élu par ses pairs.

Chacun des chantiers est porté par une ou plusieurs fédérations qui piloteront les travaux des autres membres participants à la réflexion collective :

  • l’image de la France à l’extérieur et la suppression de la notion d’état d’urgence sont prises en charge par le Seto et Les Entreprises du Voyage (ex-Snav) ;
  • les questions de financement et de gouvernance (Investissement, fiscalité, organisation territoriale) sont suivies par l’Institut Français du Tourisme ;
  • l’emploi et les questions sociales sont travaillés par l’Union des métiers de l’événement (saisonnalité, flexibilité, conditions de travail, réglementation…) ;
  • le calendrier scolaire est pris en main par les Domaines skiables de France ;
  • la simplification administrative est suivie par la Fédération de l’hôtellerie de plein-air, notamment au bénéfice des petites entreprises ;
  • le pilotage du dossier de la sécurité des touristes, déjà travaillé par l’Umih, reste entre ses mains ;
  • les questions de mobilité intérieure et d’accueil seront suivies par la Fédération des transports de voyageurs avec le souci d’améliorer l’inter-modalité et l’accès à toutes les destinations intérieures.

De même que le ministre Jean-Yves Le Drian a initié le concept de comités interministériels réguliers sur le Tourisme, sous l’égide du Premier ministre, les professionnels rassemblés veulent travailler solidairement en interfilières et pouvoir être à chaque fois un interlocuteur pertinent et efficace.

Roland Héguy ne ferme surtout pas la porte à de nouvelles adhésions, notamment de la part de secteurs aujourd’hui non représentés dans la Confédération comme l’aérien. Les premiers contacts établis avec la Fnam, représentant les compagnies aériennes françaises, donnent bon espoir d’un ralliement prochain. De même, plusieurs fédérations invitent les acteurs « alternatifs » à les rejoindre dès lors qu’ils acceptent de partager les statuts et les ambitions de la Confédération. VTC, partage de voitures, hébergements collaboratifs, restauration chez l’habitant…. pourraient aussi rejoindre le mouvement dès lors qu’ils ont un intérêt commun à stimuler l’activité touristique en France.

(1) : Comité des armateurs fluviaux, Conseil national des professionnels de l'automobile, Domaines skiables de France, Les entreprises du voyage, Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air, Fédération nationale des transports de voyageurs, Groupement national des chaînes, Syndicat des entreprises de tour-operating, Syndicat national de la restauration publique organisée, Umih, Union nationale des métiers de l'événement.