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Airbnb prélèvera des taxes de séjour dans 500 nouvelles villes d'ici 2018

Dans un entretien au Financial Times, le cofondateur de la plateforme Brian Chesky a annoncé souhaiter rajouter aux accords déjà existants avec 200 villes près de 500 partenariats supplémentaires dans les deux années prochaines. L'ensemble de ces destinations représenterait près de 90% de l'activité du site. 

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Après des années de flou juridique voire de tensions avec les autorités, le site de location d'hébergements par des particuliers semble désormais privilégier la signature d'accords avec les pouvoirs publics dans les destinations majeures où opère la plateforme. Interrogé sur le fait de savoir si la vague actuelle de réglementations encadrant les acteurs de la nouvelle économie était un risque pour l'activité du groupe, Brian Chesky a déclaré dans le Financial Times que "lorsque vous avez un accord fiscal, vous avez un accord explicite ; par conséquent il n'y a plus de risque existentiel."

À l'heure actuelle, la plateforme a signé près de 200 accords de taxation avec les autorités de quelques-unes des 50 000 villes où ses hébergements sont disponibles, avec des dispositions différentes selon le cadre législatif local. À Paris, plus important marché d'Airbnb, le groupe prélève par exemple depuis peu une taxe de séjour de 0,83 euros par personne et par nuitée. Au-delà de la réduction du risque réglementaire, ces dispositions ont également une dimension incitative, en permettant à la plateforme de faciliter la mise en location de logements par ses hôtes.

Comme cela avait été annoncé lors du festival annuel Airbnb Open, le groupe devrait désormais généraliser la signature d'accords afin d'assurer la mise en conformité de son activité. Brian Chesky a annoncé vouloir signer au moins 500 nouveaux partenariats d'ici 2018. Les villes concernées seront des destinations de premier plan : elles permettront au groupe de revendiquer des accords fiscaux concernant près de 90% de l'activité de la plateforme. Sur le marché français, les 20 villes concernées représentent plus de la moitié de ses réservations. Après Paris et Chamonix, Airbnb avait élargi la collection de la taxe de séjour auprès de 18 nouvelles villes en août dernier.