Analyses

Annulation de la Fête des Lumières de Lyon : qu’en est-il pour les autres évènements ?

Alors que la Fête des Lumières de Lyon sera annulée en raison des attentats qui ont touché Paris le 13 novembre dernier, d’autres évènements pourraient être impactés en France. Bien que les raisons sécuritaires soient évidentes, la question de l’impact sur le tourisme des destinations concernées se pose.  

Fête des Lumières de Lyon Fête des Lumières de Lyon

Après les attentats de Paris, Lyon a pris la décision d'annuler sa traditionnelle Fêtes des Lumières en raison de la menace terroriste. L'événement, qui devait réunir des millions de personnes dans la ville entre les 5 et 8 décembre, sera remplacé par "un hommage aux victimes, un puissant message d'unité" le 8 décembre, comme l'a déclaré le maire Gérard Collomb lors d'une conférence de presse.

L'organisation de plusieurs événements à travers la France se trouve ainsi impactée pour des raisons de sécurité évidentes. S'il n'a pas été question de remettre en cause la tenue de la COP21 à Paris, son programme a toutefois été remanié. La Marche mondiale pour le climat, qui devait accueillir des dizaines de milliers de participants à Paris le 29 novembre, a notamment été interdite par les autorités.

A l'approche des fêtes de fin d'année, la question des marchés de Noël se pose également pour les foules qu'ils attirent et ce qu'ils représentent. Si Paris, Lille et Colmar ont décidé de rouvrir ou d'ouvrir leurs marchés respectifs, Strasbourg s'interroge encore. Les autorités de la ville se réuniront demain, le 20 novembre, pour prendre leur décision.

A plus long terme, l'organisation de l'Euro de Football 2016 pourrait également être perturbée. Si elle n'est pas remise en cause, la suppression possible des fans zones dans les dix villes concernées a néanmoins été évoquée.

Or, l'organisation d'événements est l'un des principaux moteurs du tourisme et de l'hôtellerie française. L'an dernier, la Fête des Lumières de Lyon avait attiré les foules dans l'agglomération, permettant une croissance de 7,8% du Revenu par chambre disponible (RevPAR) des établissements sur la période en raison de l'augmentation de 5,5% du prix moyen et de 2,2% du taux d'occupation (selon les données récoltées quotidiennement par MKG Hospitality pour le compte de la CCI de Lyon et du Grand Lyon). Si les enjeux sécuritaires doivent évidemment primer, l'impact économique des décisions à venir n'en sera donc pas moins significatif.