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Activité hôtelière parisienne : rentrée tonitruante malgré les mouvements sociaux

Après un mois d’août légèrement en retrait par rapport aux progressions constatées les mois précédents, en particulier sur le segment haut de gamme, la rentrée est plutôt tonitruante pour l’hôtellerie parisienne. Elle affiche des évolutions de chiffre d’affaires record par rapport à l’exercice 2009. La poussée du Mondial de l'Auto 2010 a enrayé l'impact négatif des mouvements de grève. 

Dès le démarrage de la seconde quinzaine du mois de septembre, la progression du chiffre d’affaires par chambre disponible à la vente (RevPAR) s’envole vers des sommets rarement atteint, même en phase de retournement de cycle. L’évolution de plus de 30% est soutenue à la fois par l'amélioration des prix moyens, mais surtout par des taux d’occupation en hausse de 7,5 points pour atteindre le niveau record de 93% entre le 15 et le 30 septembre.

Toutefois, en cas de durcissement du mouvement, il conviendra d’observer attentivement l’évolution des performances des hôtels dans les jours à venir : lors des grèves dans les transports en novembre 2007, l’observatoire quotidien des performances hôtelières de MKG Hospitality avait mis en évidence un retournement à la baisse des RevPAR après 4 à 5 jours de conflits.

C’est donc dans un contexte déjà très favorable de reprise de l'activité que débute le Mondial de l’Automobile à partir du 2 octobre. Dans la foulée, sur la première quinzaine d’octobre, les performances hôtelières s’inscrivent à la hausse avec des progressions de plus de 25% du RevPAR grâce à des taux d’occupation en hausse de plus de 6 points et des prix moyens en progression de quelque 18%.

Les mouvements sociaux et les grèves, à partir du mardi 12 octobre, n’auront aucun impact sur l’hôtellerie parisienne. Certes, le mouvement de hausse des taux d’occupation connaît un coup d’arrêt : les mardi 12 et mercredi 13, les taux d’occupation stagnent alors qu’ils gagnaient de 6 à 7 points depuis le début de la rentrée. Pour autant, à mi-octobre, la base de comparaison avec 2009 est plus élevée que les semaines précédentes. Dès lors, la stagnation des taux d’occupation est autant imputable aux bonnes performances de mi-octobre 2009 qu’à la grève. D’ailleurs, avec des niveaux de remplissage de plus de 90%, la dynamique des prix moyens n’est pas remise en cause et le RevPAR progresse encore de près de 20%.