Arrivée programmée d’une nouvelle génération d’acteurs affamés
L’alternative peut venir des autres acteurs du web ou de l’informatique qui voient dans l’activité touristique une diversification juteuse et une exploitation astucieuse de leurs bases de données ou de leur technologie.
Pour l’instant, la plupart avance prudemment sans chercher à se confronter directement aux spécialistes de la réservation en ligne, mais on sent bien que la tentation est grande de couper le lien avec un intermédiaire de trop. Microsoft a lancé Bing Travel, un comparateur d’offres touristiques, en partenariat avec Expedia, Travelocity et Orbitz, sans rencontrer pour l’instant un grand succès populaire. Mais si le projet devient prioritaire, on connaît la puissance de feu de Microsoft.
De son côté, Google ne souhaite plus rester confiné dans son rôle de moteur de recherche et travaille désormais sur le contenu. Le rachat d’ITA Software a mis la puce à l’oreille, puisque Google a désormais accès à l’ensemble des tarifs aériens dans le monde. C’est la première brique du projet Google Travel, un autre comparateur qui se met progressivement en place. Le site Google donne déjà accès à des liens vers les établissements proposés et la version Google Maps est dotée d’un méta-moteur de réservation hôtelière. La force de Google réside dans le couplage de ses outils de géo-localisation et d’information. La prochaine étape est déjà franchie avec Google Hotel Finder. Encore à l’état expérimental, ce moteur offre une large sélection d’hôtels selon les requêtes de l’internaute. Le lien de réservation offre le choix entre le site propre de l’établissement ou la connexion avec une agence en ligne. A terme, le choix pourrait se limiter au seul site de l’hôtel avec un système de rémunération différent, puisqu’il est fondé sur la pratique du « pay per click », un fee à chaque consultation que la résa soit faite ou non. Le Groupe Accor vient d’annoncer qu’il va s’associer à Google Hotel Finder pour accroître son trafic auprès de la clientèle américaine qui basculera vers Accorhotels.com.
La puissance des réseaux sociaux donne aujourd’hui des idées à Facebook pour exploiter ses pages « commerciales ». Tous les groupes hôteliers ont créé leur page et tentent de séduire des « fans », premier socle communautaire de clients fidèles ou potentiels. La difficulté est d’effectuer le passage de la convivialité à l’acte commercial de réservation en ligne. Il n’est pas dit que les deux philosophies soient compatibles. Facebook n’a pas encore de démarche très organisée en ce sens, mais donne aux hôteliers l’opportunité d’utiliser leur page comme porte d’entrée vers la réservation en adaptant son langage technique. Il a développé des outils marketing spécifiques : Premium, Reach Block ou Marketplace pour créer de la notoriété et attirer du trafic sur la page Facebook. Des sociétés informatiques comme AvailPro ou ReservIt ont conçu le moteur pour activer directement la phase réservation depuis la page. Avec plus de 500 millions de membres connectés à un moment ou un autre sur le site communautaire, c’est une opportunité qui peut se révéler payante.





