Décortiqués par Vanguelis Panayotis, Directeur du Développement de MKG Group, les résultats de l’activité hôtelière en France en 2011 sont globalement très positifs, malgré un contexte économique et social qui n’a cessé de se dégrader au fil des mois. Ils se résument pas trois indicateurs en croissance :
- hausse moyenne du taux d’occupation de 1.3 point à 66,5% ;
- hausse moyenne des prix moyens de 3,6% à 88,8 euros
- hausse du RevPAR de 5,8% à 59,1 euros
Cette évolution moyenne recouvre une réalité plus contrastée à la fois au fil des mois qui se sont écoulés ; entre Paris et le reste du pays ; et entre les différentes catégories hôtelières.
Entamée sur les chapeaux de roue, la croissance de l’activité, dans la lignée de la reprise déjà sensible en 2010, a commencé à fléchir après l’été 2011. Les taux de progression de RevPAR ont progressivement diminué avec l’ampleur des incertitudes économiques, tout en restant positifs. Il ressort des analyses de MKG Hospitality que les deux tiers de l’activité hôtelière en France sont liés à la clientèle Affaires, plus sensibles aux aléas de la conjoncture. C’est ce qui explique le fléchissement de la courbe de croissance à l’automne.
Paris a incontestablement tiré la croissance nationale en jouant pleinement son rôle de locomotive. Profitant tout à la fois de son attractivité touristique et de son positionnement comme porte d’entrée internationale, la capitale a bénéficié, en outre, d’un calendrier d’événements favorables avec les réunions liées à la présidence française du G20 ; à la tenue de salons biannuels comme l’Airshow du Bourget ou Batimat ; à la venue de congrès majeurs comme celui de la Cardiologie. Avec une hausse de RevPAR de quelque 10,3%, Paris réalise pratiquement deux fois le score national. Seule la ville de Nice, dont le RevPAR progresse aussi de plus de 10%, réussit à faire aussi bien.
Les catégories haut de gamme ont été globalement le second moteur de la croissance avec des performances très supérieures à la moyenne nationale. Il est intéressant de noter que le taux d’occupation des catégories 4* et 5* ont dépassé les 70% sur l’année contre 68,5% pour la catégorie Budget. Avec des prix moyens également en forte progression, les hôtels haut de gamme ont profité de la présence des clientèles émergentes fortunées et de la rénovation des établissements.
Sur le plan européen, la France se situe dans la bonne moyenne des performances, à égalité avec sa grande rivale britannique et devant l’Allemagne.
Malgré un contexte qui se détériore, la capacité de réactivité des groupes hôteliers et un bon calendrier événementiel en Europe permettent à MKG Hospitality de prévoir une évolution positive du RevPAR sur 2012, estimée entre +1,5 et +3,5%, selon le niveau de croissance du pays pour la France ; et entre +2% et +4% pour l’ensemble de l’Union européenne.


