Sur les pays émergents, vous semblez privilégier les enseignes de la gamme Golden Tulip, est-ce à dire que Campanile ou Première Classe n’ont pas vocation à sortir d’Europe ?
C’est une question de timing et de maturité des marchés. Nous ne voulons pas développer toutes les marques en même temps sur tous les marchés. Il est vrai que sur les marchés émergents, nous entrons plus volontiers avec les enseignes midscale et haut de gamme, comme Tulip Inn et Golden Tulip. Ce n’est qu’une fois ces marques installées que Campanile et même Première Classe peuvent suivre. Mais comme toujours,, il y a des exceptions, en Chine nous testons un partenariat avec Jing Jiang pour développer un réseau co-brandé avec Campanile. En Europe, le bon timing est en route avec les développements de Campanile en Pologne, en Ukraine. Dans un second temps, ce sera le tour de l’Inde et du Brésil.
Première Classe aura-t-elle aussi vocation à s’internationaliser ?
Je crois beaucoup à la place de Première Classe dans les pays matures. C’est un produit innovant qui a déjà trouvé sa place aux Pays-Bas, en Angleterre et en Belgique.
Dans les pays émergents, vous êtes souvent en partenariat avec un grand groupe, investisseur ou institution financière… Est-ce une règle de conduite ?
Il est vrai que nous aimons bien les partenariats, qui peuvent se construire dans la confiance et sur la durée. C’est vrai avec Warimpex et Qualia en Europe de l’Est, avec BHG au Brésil, avec CMKD au Maroc... Ce sont des partenariats établis par enseigne, qui se complètent et limitent les risques.
Qu’en est-il de votre projet de monter un fonds d’investissement en Inde pour soutenir votre développement ?
Cela prend plus de temps que prévu et nous sommes toujours dans la période de levée des fonds, mais l’idée n’est pas remise en cause. Il semble qu’en Inde, le cheminement soit toujours un peu long et que les investisseurs s’interrogent avant de prendre des décisions.
La crise a-t-elle rendu les investisseurs plus frileux ?
Elle touche les pays occidentaux, principalement, avec un double effet. Le premier est de freiner les nouvelles constructions et la conquête de parts de marché avec une nouvelle offre. La conjoncture rend prudent, mais cela n’empêche pas des poches de dynamisme autour de Paris et Lyon en France ou en Pologne. Le second effet est plus bénéfique. La crise conduite les investisseurs à chercher l’assurance d’un réseau et d’une enseigne. Cela donne du poids à nos enseignes non standardisées comme Tulip Inn et Kyriad.
Pensez-vous maintenir votre rythme de développement sur 2012 ?
Il sera même en accélération. Rappelez-vous qu’en 2007 nous n’avions que 50 hôtels à l’international et quatre ans plus tard nous approchons les 300. L’internationalisation du groupe est un défi majeur que nous relevons avec nos partenaires.


